République Dominicaine, semaine de ouacances en célibataire avec ma copine Juju. C’est bon de passer une semaine sans l’oeil de Moscou (AKA l’Epoux) qui veille au grain : mets plus de crème solaire, non tu peux pas faire topless sur la plage, non tu peux pas aller au cours de merengue avec rodrigo, non tu ne peux pas boire un 7ème mojito, surtout à midi, arrête de secouer tes seins dans tous sens quand tu fais le cours d’aquagym, et depuis quand tu t’intéresses aux techniques de tatouage (depuis que le tatoueur s’appelle Alesssander et ressemble au Docteur Kovacj), etc.
Pourtant, il m’a manqué l’Epoux sous les tropiques. Une fois. Plan looze, me revoilà.
20 h : avant de quitter la chambre d’hôtel pour dîner, je remarque dans un coin du plafond une bête immonde tapie => un papillon, sombre, genre papillon de nuit, les pires. Je suis papillophobe (on rigole pas là bas au fond, c’est une vraie phobie, et c’est pas drôle). Il est hors de question que je partage ma couche avec lui.
Juju me rassure, elle me dit qu’elle le dégommera en rentrant.
Tard dans la soirée : on rentre se pieuter. Me rappelant la présence de la bête immonde, j’ouvre la porte avec précautions. J’allume. Ca ne loupe pas, je vois traverser une bestiole le carrelage, à toute berzingue !
Damned, ce n’est pas un papillon, mais un cafard volant donc.
Juju – Terminator (qui mesure 15 cm de moins que moi et sans doute 20 kg de moins, une vraie miniature) m’éjecte de la piaule. Elle prend la poubelle, s’acharne sur la bête. En vient à bout. En tenant la poubelle plaquée au sol, elle l’évacue.
Je vérifie qu’il n’y a rien ailleurs, on se pieute.
6 h 03 : la lumière est allumée violemment dans la chambre. Je sursaute dans le lit. Juju me dit « écoute, j’entends des ailes, y’a des ailes qui battent contre la vitre ». Mon sang se glace. Je sors du lit. Elle secoue le rideau. Le putain de sa race de papillon de nuit en sort, et se précipite sur la source de lumière, à 10 cm de ma douce personne. Enculé !!!! Ma théorie est confirmée : le papillon est fourbe, il se dissimule pour effrayer les terriens les plus vulnérables comme moi.
Juju me conseille d’aller m’enfermer dans la salle de bains. Je me précipite, à oualpé. La laissant seule avec l’immonde.
J’entends des coups. Puis un cri de victoire « Ouééé j’l’ai dégommé avec la télécommande !!! ». Elle évacue la bête dans les toilettes, radieuse. Je lui baise les pieds, humble et reconnaissante.
Arf. C’est ça les célibattantes de nos jours, ça t’extermine la vermine avec le sourire, tandis que je ne suis qu’une pauvre épouse trouillarde. Chienne de vie.
Deuxième Looze du jour, j’apprends qu’un loozeur veut nous quitter. La looze ce blog
Sharkyyyy m’abandonne pas !