Une petite histoire de looZe qui nous est proposée par Céline !
Rien que l’idée de décrire cette histoire sordide… Bon… allez…j’ai décidé d’exorciser…Merci (?) de m’en donner l’occasion…
C’était donc un samedi soir de janvier dernier, j’accueillais avec plaisir dans mon home sweet home parisien un ami écrivain marseillais d’adoption qui venait de signer un contrat avec un éditeur. La veille, je l’avais accompagné dans une galerie pour le lancement de la nouvelle collection de sa nouvelle maison d’édition ; entre deux verres de vin, nous avions sympathisé avec la majorité des invités. Soirée sympathique.
Le lendemain, donc l’après-midi précédant mon humiliation, nous nous baladions dans le Marais, quartier ô combien agréable ! Toute dévouée à mon hôte, j’ai même eu la grâce de lui faire découvrir les inédits objets du plaisir en vente chez IEM, le sex shop le plus hype de Paris. Sympa la fille, quoi ! La soirée s’annonçait conviviale : un dîner gargantuesque chez l’éditeur susmentionné. Je m’étonnais bien à quelques reprises que mon ami ne prenne pas la peine de prévenir de ma présence à laquelle il tenait pourtant tout particulièrement si j’en croyais ces jérémiades : « Ah non, tu viens… Cela me ferait tant plaisir… S’il te plaît… »
Après quelques heures passées dans la salle de bains (pas besoin de vous détailler, hein !?) Nous nous dirigeons donc bras dessus-bras dessous à ce dîner, insouciants. Arrivés devant un bel immeuble près des Buttes-Chaumont, nous sonnons, la porte s’ouvre et grimpons les quatre étages le plus nonchalamment possible (c’est que je suis timide, aussi…), la porte s’ouvre et là, le monsieur dans l’entrée me dévisage : il ne semble pas très ravi de me voir alors que je souris toute guillerette de participer à un dîner gargantuesque. S’ensuivent de grandes plaintes : « Ah mais Sam…Tu ne m’as pas dit que vous seriez DEUX ! ». Hum… Je ne me dépare pas de mon sourire même si intérieurement, je commence à me liquéfier… Bon ben, on a tous déjà reçu des incrustes, non ? Même que parfois, ils s’avèrent très drôles et spirituels ! « Mais, je n’ai pas assez de chaises !!! ». Le monsieur dans l’entrée fait mine d’être affolé ; il semblerait qu’il cherche une chaise mais il ne me convint pas une seule seconde de sa réelle envie de me trouver une satanée chaise ou un quelconque tabouret pour que je pose mes petites fesses discrètement… J’ai envie de lui crier : « Une caisse fera l’affaire ! » mais rien… aucun son ne sort de ma bouche… Je souris de plus en plus béatement… Je me dis alors : « OK, tu prends un verre par politesse puis tu te casses avant qu’ils passent à table ». Seulement, 5 minutes plus tard, je suis toujours sur le pallier et l’autre gros naze gesticule toujours dans le vide… J’ai envie de crier : « Laissez tomber, j’ai mieux à faire, espèce de gros %%#§ ! » avant de sauver mon honneur et de partir la tête haute. Au lieu de quoi je murmure «C’est pas grave, je vais y aller, passez une bonne soirée… ». Je m’éclipse le rouge aux joues. Dans les escaliers, j’entends mon « ami » crier : « Tu pars ? ». Une once d’orgueil m’incite à ne pas répondre… Presque sortie de ce cauchemar, j’entends l’autre gros nase bafouiller des excuses bidon avant inviter Sam à finalement entrer…
Cette soirée s’est terminée très tard. Les invités étaient tous de brillants philosophes en vogue. Une seule femme admise : Jeanne Balibar…