Xav

Archive de 11 décembre 2006

La looze du vol à l’étalage

In Blogolooze on décembre 11, 2006 at 11:45

Premier post, ici, ouah c’est trop d’honneur, il faut que je sois à la hauteur.

J’avais 12-13 ans, à l’époque, c’était la mode de piquer des stylos au furet (du nord), des gadgets en tout genre. Un tour de passe passe et hop, dans la poche.

Quand on piquait des trucs, on se prenait une décharge d’adrénaline, on prenait de jolies couleurs rouge-rosée, mais ça n’apportait pas grand chose.

Un jour, je me balladais dans le toy’r us de ma grande ville du Nord (NDLR : Tourcoing) et je decidai de m’adonner au phénomène à la mode. Je suis bien restée une heure à déambuler dans le magasin, à hésiter sur ce que je pouvais prendre sans me faire prendre. J’observais les vendeurs, je prenais des articles, je les remettais. C’est sûr qu’en agissant comme ça j’étais sûre de ne me faire remarquer.

Ce jour-là, j’avais jeté mon dévolu sur de la pâte à ballon et un élastique (pour jouer dans la cour). Je les glissai dans mon blouson d’hiver et allai à la caisse payer un autre joujou insignifiant. Il faut quand même acheter pour justifier le temps passé dans le magasin.

Une fois mon article payé, j’avançais tranquillement vers la sortie, presque vicorieuse…sauf que je crois que je n’ai jamais eu aussi honte de ma vie. Alors, que je marchais, les objets de mon forfait sont tombés sur le sol, comme ça, à mes pieds…vous m’auriez croisé, je crois que vous m’auriez prise pour un coquelicot.

Y’a pas eu de conséquences, mais ça m’a servi de leçon, je n’ai plus jamais volé.

tellement loozeuse que je n’arrive à catégoriser correctement l’article…

et à signer :

Signé : Jevli avec un J qui veut dire Jevlooze

La Looze du chemin de fer

In Journal de la LooZe on décembre 11, 2006 at 7:39

Loozeuse un jour, loozeuse toujours. C’est un axiome, une évidence, ma seconde nature en quelque sorte. Ca se vérifie chaque jour un peu plus. Et notamment niveau transport.

Vendredi matin, on termine la semaine en beauté. Train corail 6 h 41, Paris Est – Nancy, arrivée 9 h 26. Train du matin, chagrin. Looze du pain au chocolat dans le train, mâchonné mollement, l’œil encore collé par la nuit trop courte, la marque de l’oreiller sur la joue. Effondrement sur l’épaule de ma voisine, et néanmoins collègue. Baver sur le plastron de son “junior”, c’est pas ce que j’ai trouvé de mieux pour créer un rapport hiérarchique sain et équilibré, mais en termes de teambuilding, c’est top.

Taxi, embouteillages. Même pas vu la place Stanislas tiens.

Audit toute la matinée. Avant midi, on m’informe d’une grève SNCF. Chouette.

Tiens, tiens, la looze se profile de plus en plus clairement.

Recherche active de solutions pour ne pas être coincée en Meurthe & Moselle tout le WE (et pourtant j’adore la M & M, tout le monde sait ça).

13h. Taxi gare.

Entre temps :

Appelé la SNCF, pour vérifier que le train de 16 h 26 (arrivée 21 h) pour Lyon était bien supprimé dans le cadre du mouvement de grève. La réponse est oui. Se retenir de rugir « et pourquoiiiiiiii que y’a ENCORE une grève, bordel de meeeerde, j’ai passé toute ma semaine dans les trains, je VEUX rentrer chez moi, CONNASSE !! »

Appelé secrétaire pour boucler des réservations de rechange :

Voiture de location : 4 heures de trajet jusqu’à Lyon. Mouaif. Peut pas bosser en voiture, pas bon pour le rendement des consultants ça coco.

Avion de 17 h 30, arrivée 19 h. Tarifs prohibitifs mais pourquoi pas hein. Mais faut le savoir, l’aéroport, il est pas à Nancy, il est au milieu, entre Nancy et Metz, en Lorraine quoi, à Pont à Mousson concrètement. Nan, c’est trop la looze.

(Vous allez tous pouvoir en profiter pour réviser vos connaissances géographiques sur le quart nord est de la France, c’est formidable non ?)

Passage place Stan avec le taxi sur le retour. On s’arrête comme deux touristes japonaises en goguette. Un signe du destin ? Gérard Lanvin himself est en train de téléphoner sur le parvis. Pantalon à pinces rayé, chemise noire sous trench noir, largement ouverte sur un poitrail velu, ma collègue et moi bavons sans vergogne, le chauffeur de taxi est blasé. La journée s’illumine, les cheveux poivre et sel de Lanvin flottent dans le vent. La vie est belle … parfois.

Gérard, c’est où tu veux, quand tu veux. Même si tu t’appelles Gérard, et que c’est le plus vilain prénom que je connaisse (avec Osmany, mais ce n’est pas le sujet du jour).

Sur place, décision pour une solution intermédiaire (rapport qualité / prix / confort). Départ pour Paris, par le train de 13 h 34, avec l’espoir de choper le TGV Paris Lyon de 17 h. Etre chez soi à 19h. Un petit miracle pourrait donc se produire. L’espoir renaît. On ne sait pas encore qu’on vient de prendre la décision la plus loozesque de la journée.

Dans le TEOZ de compète qui nous transporte (rapport aux wagons crème et beiges, y compris la moquette ! ils sont fous les mecs, de la moquette beige dans un train, bonjour la looze de la shampouineuse), passe le gars avec son chariot à boissons et victuailles. On se croit tirées d’affaire, naïves que nous sommes, on s’égaie autour d’un club sandwich, il ne nous faut pas grand-chose ….

15 h. C’était trop beau pour continuer. Le train s’arrête en gare de Vitry le François, et ne redémarre pas. Message dans les wagons. Tempête sur les voies, chutes d’arbres, coupures d’électricités, une à deux heures d’attente …. Argggh.

La loooze. C’est confirmé, elle me colle, comme une seconde peau. Elle et moi (elle est moi ?) on ne se quitte plus.

Ne me demandez pas où est Vitry le François. C’est dans la Marne, pas loin de Bar le Duc. Y’a pas d’autre train, y’a plus qu’à attendre.

16 h 30. Redémarrage du train. Il ne s’arrête pas longtemps après, à Chalons en Champagne, autre paisible bourgade qui gagne à le rester (paisible). Pour s’immobiliser à nouveau. « Pour une durée indéterminée » qu’il dit le monsieur de la SNCF. Aaaarp. J’ai fini le paquet de crocodiles Haribo en plus ….

17 h 40. Le train redémarre. Sans arrêt jusqu’à Paris gare de l’Est dis donc. Trop de bonheur …. Arrivée à 20 h 15. Courir sous la pluie, jusqu’à la Gare du Nord, RER jusqu’à la Gare de Lyon. TGV de 21 h en sur réservation.

Arrivée à mon domicile (chéri, ouvre, c’est ta feeeemme) à 23 h 15.

Rapide calcul : j’ai passé 11 heures dans un train, pour 3 heures d’audit …

Elle est pas belle ma looze ?

Sasa on ze road